La Manufacture de papiers peints Follot est créée en 1859 à - Lot 0

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La Manufacture de papiers peints Follot est créée en 1859 à - Lot 0
La Manufacture de papiers peints Follot est créée en 1859 à Paris par Philippe Follot et Jules Achille Paupette et installée 128 rue de Charenton dans les anciens locaux de Dufour et Leroy. En 1868, Félix Follot prend la direction de la manufacture. Industriel et premier historien du papier peint, il s'attache à racheter les fonds de manufactures disparues qui viennent enrichir les archives. En 1912, il contribue par un legs important à la création des collections de papiers peints du Musée des Arts Décoratifs. A sa mort, en 1904, son fils Charles prend la direction de la maison qui reste aux mains de la famille jusqu' à sa fermeture en 1987. Conservée dans la descendance, la collection proposée à la vente présente près d'une centaine de papiers peints représentatifs de la production française entre 1780 et 1930, depuis le dernier papier peint imprimé à la Folie Titon, la manufacture de Jean-Baptiste Révillon mise à sac lors des émeutes prérévolutionnaires du Faubourg Saint-Antoine en avril 1789 (lot 47), jusqu'aux maquettes préparatoires gouachées de papiers peints de la période Art-déco. Ce fonds patrimonial dispersé pour l'essentiel dans les années 80 offre encore de belles découvertes comme de rares papiers peints aux attributs de Louis XVIII et Napoléon III qui montrent alors la capacité des fabricants à fournir aux nouveaux régimes en place des décors économiques et rapides à mettre en oeuvre pour recouvrir les emblèmes des prédécesseurs dans les administrations et les palais (71 62 63). D'autres raretés émaillent la vente comme un exemplaire complet du Jardin d'Armide primé à l'Exposition universelle de 1855. En bon état, jamais posé, il se développe sur près de 6 m de long pour offrir la contemplation d'un jardin d'hiver idéal du Second Empire, (12 et 36). Quelques années auparavant, à l'Exposition universelle de Londres en 1851, Delicourt propose Grandes chasses (33 34) ; dessiné par Antoine Dury l'impression du décor à nécessité 4000 planches. Trois panneaux font partie de la collection dont deux présentés dans de riches cadres moulurés en trompe-l'oeil qui rendent très convaincante la tentative du fabricant de vouloir rivaliser avec la grande peinture. Les paysages pittoresques proches ou lointains, les fresques mythologiques (52) et historiques des papiers peints panoramiques en vogue dans la première moitié du XIXe siècle nous sont familiers ; de nombreux exemplaires sont conservés in situ et la manufacture Zuber continue à éditer les plus emblématiques de ses décors. Dans la période allant de 1840 à 1880, les fabricants vont aussi proposer à une clientèle bourgeoise ce qu'ils désignent sous le terme de Décor : des papiers peints couvrant les murs des pièces de réception de bas en haut en articulant un bas-lambris, des panneaux, des montants ou pilastres, une frise et une corniche. Les effets de perspectives et l'art du trompe-l'oeil s'y développent sans limite jusque dans les raffinements savants d'ombres portées commandant l'orientation de la pose du décor en fonction des ouvertures de la maison. Selon ce que voulait la clientèle, tous les styles anciens étaient convoqués dans des reproductions fidèles de boiseries et stucs (21 et 25) et des interprétations audacieuses (50).
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